L’inattendu fait partie de la vie mais lorsqu’il s’annonce à la suite d’un «accident» de contraception, l’IVG va bouleverser nombre de vies de femmes, d’hommes, d’enfants, de soignants… Selon les études récentes, le recours systématique à l’avortement provoque en France ce que la « Loi Veil » voulait éviter : un problème majeur de santé publique. Alors que certains Etats mettent le cap sur la prévention, une loi en France interdit d’en parler. Pour sortir du déni, le film cherche à mieux comprendre les souffrances silencieuses et explore au fil des témoignages, des chemins d’apaisement.

Un film de 52 minutes proposé par Bernard Simon


1. L’intention

En France, en 5 ans, 14 mesures sont venues fragiliser la maternité en faisant de l’avortement l’issue banalisée de toute grossesse inattendue. Avec la suppression du « critère de  détresse » et du délai de réflexion avant un IVG, une femme dans les faits ne peut plus exprimer sa peine, ses doutes et ses regrets. L’avortement devient un  simple prolongement de la contraception.

L’annonce d’une vie nouvelle provoque joie et émerveillement quand elle est attendue. Mais quand ce n’est pas le cas, cette même vie devient une malédiction. Peut-on l’effacer en fonction des circonstances, comme si elle n’avait jamais existé ?

Notre époque ne conçoit plus la vie en dehors d’un projet…

Cela engendre des souffrances, des pressions sociales insupportables, de la solitude, un grand silence… et la perte du sens de la vie.

L’interruption d’une grossesse est devenu un acte banal. Pourtant beaucoup constatent qu’elle laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes et souhaiteraient que la société aide à éviter le recours à l’IVG.

Il y a peu d’informations objectives sur les conséquences de l’avortement en dehors des discours idéologiques culpabilisants qui manipulent nos sensibilités et entretiennent la confusion.

Ce film se fixe trois objectifs:

  • Rompre le silence sur la réalité d’une souffrance.
  • Redonner de l’espoir par le témoignage.
  • Donner des repères sérieux pour prévenir, soulager et reconstruire.


2. Pour… quoi ?

Pour ou contre l’avortement ? Cette question est un véritable épouvantail de la pensée. Elle oppose et culpabilise sans apporter de solution. Pour ou contre la vie ? Qui peut lancer l’anathème sans interroger les pressions, la solitude et les situations inextricables provoquées par notre époque cruelle à bien des égards ?

Ces paroles de Jean Rostand dans « Courrier d’un biologiste » peuvent aider à prendre un peu de hauteur :

« Je pense qu’il n’est aucune vie, si dégradée, si détériorée, si abaissée, si appauvrie soit-elle, qui ne mérite le respect et ne vaille qu’on la défende avec zèle. J’ai la faiblesse de penser que c’est l’ honneur d’une société que d’assumer, que de vouloir ce luxe pesant que représente pour elle la charge des incurables, des inutiles, des incapables ; et je mesurerais presque son degré de civilisation à la quantité de peine et de vigilance qu’elle s’impose par pur respect de la vie… Quand l’habitude serait prise d’éliminer les monstres, de moindres tares feraient figure de monstruosités. De la suppression de l’horrible à celle de l’indésirable, il n’y a qu’un pas… Cette société nettoyée et assainie, cette société où la pitié n’aurait plus d’emploi, cette société sans déchets sans bavures, où les normaux et les forts bénéficieraient de toutes les ressources qu’absorbent jusqu’ici les anormaux et les faibles, cette société qui renouerait avec Sparte et ravirait les disciples de Nietzsche, je ne suis pas sûr qu’elle mériterait encore d’être appelée une société humaine. »

Nous y sommes… Notre société consumériste a déjà effacé l’inattendu de son référentiel. L’humain, fragile, en devenir, imprévisible, dérangeant, imparfait, ne s’envisage plus, ne se tolère plus… La vie n’est plus prioritaire. Le risque de perdre l’essentiel n’est plus visible…

Les bonnes raisons de ne pas avorter ne manquent pas pourtant :

  • Cela met fin à une vie, comme une punition alors qu’elle est innocente.
  • Cela prive un être humain en devenir, de ces droits fondamentaux.
  • Du point de vue de la femme, les préjudices sur la santé, la fécondité, les futurs enfants, sont nombreux.
  • Cela affecte les relations dans le couple et avec les proches.
  • C’est une tragédie qui ne disparait jamais dans une histoire personnelle.
  • C’est répondre à un problème en y ajoutant un autre problème.
  • C’est une démission devant ses responsabilités face à la vie humaine.
  • Ce n’est pas libérateur pour la femme car ce choix « libre » est cruel. etc… etc…

Mais il suffit d’évoquer l’une de ces bonnes raisons pour être accusé d’entraver un droit inaliénable… Comment poser le problème ?

Déjà éviter le « contre ». Avec le « pour », des points de convergences apparaissent et il est plus facile ensuite de considérer paisiblement l’essentiel.

On ne construit pas sa vie « contre » mais « pour »… c’est la question du sens de la vie.

Ce film a trois objectifs: rompre le silence, donner des repères, donner de l’espoir, mais pour… quoi ? Pour quels bénéfices ?

Sortir du silence permet de libérer la parole, d’un grand-père à son petit-fils, d’une mère à sa fille, entre conjoints… Cela permet de s’écouter, de se comprendre, de dénouer des nœuds, de renouer paisiblement, de se demander pardon, de se réconcilier avec soi-même, d’avoir de l’égard pour une femme seule avec son enfant, d’aider une amie à se reconstruire après un avortement. Cela permet de prévenir les plus jeunes, de leur parler de la sexualité lié à l’amour mais aussi à la vie, de s’émerveiller de la beauté de la nature humaine, de la protéger. Cela permet de changer de regard sur la femme, sur le désir de procréer, sur la responsabilité de l’homme. Cela permet de s’émerveiller devant la fécondité humaine, la vie naissante, de ne plus souffrir du bonheur des autres et de ne pas se laisser voler le sien, d’accueillir la vie comme une chance, comme un cadeau, comme elle vient. Cela permet de retrouver la joie de vivre, de ne plus se sentir « survivant », de redevenir un aventurier motivé…

Retrouver le sens de la vie aide à vivre ! Voilà l’enjeux.


3. Rompre le silence sur les conséquences.

Pour rompre le silence le meilleur moyen consiste à partir de ce qui est visible.

Des experts parlent d’une préoccupation majeure de santé publique à laquelle les États doivent aujourd’hui apporter des réponses.

Dépression, suicide, dysfonctionnement sexuel, cancer, alcoolisme, toxicomanie chez les adolescents… 42% des femmes ayant avorté dans leur jeunesse seraient dépressives, la moitié des mineures concernées penseraient au suicide, 70% des cohabitations cesseraient, les enfants qui suivent auraient des difficultés psychologiques… il y aurait des conséquences démographiques, économiques, sociales, culturelles…

Les chiffres sont à manier avec prudence mais ils ont motivé certains pays comme l’Italie, l’Allemagne et les États-Unis, à mettre le cap sur la prévention. Ces pays ont réduit de moitié leur taux d’avortement.

En France… 215 000 avortements sont pratiqués chaque année (99 000/ans en Allemagne). Quatre femmes sur dix ont déjà subi un avortement. En Ile de France 10% des lycéennes ont déjà avorté. 24% des femmes qui ont avorté pour la première fois étaient étudiantes. 72% des IVG sont réalisés sur des femmes qui étaient sous contraception. La France détient le record du monde de l’eugénisme anténatal en éliminant les fœtus suspectés d’être porteurs d’un handicap…

Les chiffres et les causes de l’avortement sont connus. Mais qu’en est-il des conséquences immédiates et à long terme ?

L’information officielle sur le site internet du gouvernement présente l’avortement comme un acte médical sans conséquences… ainsi par la bouche d’un gynécologue : « La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas à long terme de séquelles psychologiques de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement. »

Pourtant nombre d’études sérieuses affirment exactement le contraire. Elles sont à portée de main sur les moteurs de recherches qui ne pratiquent pas la censure.

Voir les travaux de l’ECLJ (European Centre for Law and Justice): « DROIT ET PRÉVENTION DE L’AVORTEMENT EN EUROPE »

Le syndrome post avortement est clairement identifié sur www.meredemisericorde.org:

En tant que traumatisme, l’avortement est revécu régulièrement sur une ou l’autre des formes suivantes :

  •     Souvenirs répétitifs de l’événement,
  •     Rêves répétitifs,
  •     Impression : comme si l’événement traumatisant allait se reproduire,
  •     Sentiment intense de détresse quand le sujet est exposé à des événements rappelant un aspect du traumatisme.
  •     Réduction du contact vis-à-vis du monde extérieur (isolement).

Le syndrome apparaît, non pas lors de l’avortement en tant que tel, mais plutôt dès le début de la réflexion qui aboutit à la décision d’avorter. Une femme qui songe à avorter, doit changer son mode de pensée habituelle, en faisant appel au déni ou encore à l’autojustification, pour être en mesure de s’en tenir fermement à sa décision d’avorter.

« Tu comprends, dès que j’ai appris ma grossesse et devant la réaction de Pierre, je n’ai plus eu le choix : il fallait que j’arrête de penser. Je bloquais les émotions là ! (elle me montre sa gorge), il ne fallait pas que ça monte plus haut. Il ne fallait pas penser, pas imaginer, pas «gamberger», sinon j’aurais jamais pu avorter, tu penses en aimant les enfants comme je les aime ! »

Après avoir avorté, une femme doit ruser avec ces conséquences en adoptant des manières de penser et de vivre qui la protègent contre tout traumatisme émotionnel.

Le déni fait bien partie du problème.

Mais si telle est la réalité, il convient de l’aborder avec prudence, en dehors de tout « prêt-à-penser », car elle touche l’intime des personnes, rejoint des situations douloureuses et réveille des blessures enfouies.

Rompre le silence bouscule les clichés, les idéologies, démasque les manipulations émotionnelles et les amalgames, décode, dénoue… mais pour mieux rencontrer et écouter les personnes, sans juger, et parce que ça en vaut la peine…


4. Donner de l’espoir

Le silence sur les conséquences de l’avortement accompagne une grande désespérance qui réduit considérablement le champ du possible et il n’y a plus de place pour l’inattendu.

Comment élargir cet espace ?

  • En commençant par l’écoute bienveillante. Le film ne cherche pas à répondre à tout mais plutôt à ouvrir une fenêtre, respirer, faire du bien.
  • L’écoute des témoignages brise la solitude. Beaucoup de personnes vivent des situations semblables.
  • Les histoires vraies rendent les choses visibles et possibles: le pardon à soi-même et aux autres, le deuil et la reconstruction, l’accueil de la vie.
  • Découvrir le travail des écoutants, voir la reconstruction des personnes dans la vraie vie. Découvrir des lieux et des associations qui accompagnent. Écouter des avis de soignants.

Le regard change, l’inattendu devient possible, avec la promesse d’un bonheur plus grand.

« Hello, j’ai besoin d’aide, je m’appelle Céline, j’ai 18ans… Je suis enceinte de 7 semaines, cette grossesse n’est pas voulue, je prends la pilule… Mon copain a 26 ans, il travaille, mais ne se sent pas près d’avoir un bébé… Moi, je passe mon cap en juin, je me sens capable d’assumer un p’tit bout mais j’ai peur que mon copain le prenne mal, on en a souvent parlés mais ça ne mène à rien, il m’a dit qu’il serait là pour moi dans n’importe quel cas mais lui préférerait que j’avorte, pour moi, j’en suis incapable, j’ai toujours été contre, mais là je suis dans une impasse pas moyen de prendre une décision :’( Aidez moi s’il vous plait… »     Pti06 sur forum.doctissimo.fr

 « J’ai avorté le 27 novembre dernier. Au début, je l’ai bien vécu. Puis peu à peu, je me suis rendue compte de mon acte odieux. J’ai avorté car j’avais 19 ans. Je vivais chez mes parents et le papa venait de me quitter quand j’ai appris que j’étais enceinte. J’ai beaucoup hésité avant de faire le choix de l’IVG. Ma gynécologue, le planning familial et ensuite la maternité ne m’ont jamais parlé d’une autre solution. Il y a quelques temps, je suis venue sur ce forum. J’étais complétement perdue. Je pensais pour la première fois que mourir, c’était mieux, car c’était retrouver ce bébé que j’avais tué. Et je me suis confiée à vous. Très vite une Julializ m’a parlé du syndrome post-avortement. Elle a été la première à me dire que j’avais été mal informée, que ce n’était pas entièrement moi la coupable puis Petitevie m’a parlé. Ensuite un Dell m’a envoyé un message privé avec des liens vers des associations. Je n’ai jamais appelé, mais ça m’a réconforté de savoir que ces centres existaient. Julializ m’a dit que si j’étais croyante, je pouvais me tourner vers la religion. Je n’étais pas croyante, mais j’ai essayé. J’ai demandé pardon à mon bébé. Ça m’a énormément aidée. Je tenais à vous remercier tous. Souvent les gens viennent sur les forums pour être rassurés parce qu’ils vont mal. Surtout sur le sujet IVG. »  Rosa904 forum/aufeminin.com

« Moi qui suis très terre à terre, je pensais que ce n’était pas « le bon moment ». J’ai tout fait pour qu’elle ait recours à l’IVG. J’ai même menacé de la quitter… Finalement elle a résisté à mes pressions et ma petite Ambre est arrivée. Et quand on dit qu’un enfant change la vie, ça peut paraître bateau, mais tant qu’on ne l’a pas vécue, on ne peut pas comprendre. Aujourd’hui, je regrette les mots que j’ai pu employer à l’époque et je suis le plus heureux des papas… À tous les futurs papas, même si cela est « effrayant », dites-vous qu’une fois que c’est arrivé, c’est la plus belle chose au monde. »    Loïc sur ivg.net


5. Donner des repères

La parole libérée, l’espoir naissant, des repères deviennent « visibles », basés sur l’expérience et l’expertise de ceux qui accompagnent les souffrances au quotidien depuis de nombreuses années. Il n’y a pas de solutions toutes faites mais de nombreux repères qui permettent d’envisager l’inattendu. Cela devient concrètement possible… et désirable !

  • Des repères pour rendre visible et comprendre.
  • Des repères pour prévenir et protéger.
  • Des repères pour soulager et guérir.
  • Des repères pour permettre les bons choix.
  • Des repères pour envisager l’avenir.
  • Des repères pour reconstruire.

Les dysfonctionnements ne sont plus une fatalité:

L’approche médicale et psychiatrique invite à lever un immense « secret de famille » pour pouvoir enfin soigner les personnes…

L’approche philosophique permet de lever le malentendu idéologique qui instrumentalise les situations de détresse en imposant un modèle de société imaginé et sponsorisé par une élite minoritaire.

L’approche scientifique interroge sur la prise en otage de la procréation humaine et alerte sur les pratiques eugéniques.

L’approche anthropologique, écologique et sociale propose un modèle de société compatible avec la nature humaine pour reconstruire le corps social.

L’approche historique souligne un glissement progressif des lois qui ne protègent plus les droits fondamentaux et invite a renouer avec un progrès capable de conserver et transmettre ce qui est bon.

Sortir de l’impasse ? C’est possible:

Une femme enceinte seule, étudiante, mineure, victime de violences, a des droits. Il existe des possibilités d’accueil, des aides financières…

Pour l’enfant aussi les aides et les possibilités d’accueil sont nombreuses. Au 31 décembre 2015, en France, 16207 foyers sont en attente d’un enfant adoptable…

Voir le guide des femmes enceintes publié par Alliance Vita, sur ce lien.

http://www.sosbebe.org

http://www.sosfuturesmamans.org

http://www.magnificat.asso.fr

http://www.lamaisondetompouce.com

Considérer les causes et les circonstances réelles de l’avortement pour prévenir:

72% des IVG sont réalisés sur des femmes qui étaient sous contraception. Il y aurait donc près de 160 000 « échecs »/an de moyens contraceptifs prétendument fiables. Plus fiables que les méthodes naturelles basées sur l’observation ?… L’homme est fécond 24/24h. Pour la femme, c’est cyclique… ça tombe bien ! Avec toute la science et les techniques actuelles nous ne serions pas capable de comprendre l’intelligence de la fécondité féminine ? Il est temps de la situer dans son écologie.

http://www.cler.net

Se reconstruire après un avortement, c’est aussi possible:

https://ivg.net

http://association-agapa.fr

http://www.meredemisericorde.org


6. En tant qu’homme

Comme père de cinq enfants, bientôt grand père, je sais que la procréation spontanée n’existe pas. Je sais que la vie humaine nous surprend, qu’elle peut effrayer mais qu’elle ne nous trompe jamais. Je sais que savoir d’où on vient aide à redonner paisiblement ce qu’on a reçu. Je sais que pour éduquer un enfant on s’en tire mieux à deux, dans la complémentarité homme/femme. Je sais que l’amour fonde, que la famille porte, souffre, perd, paye et gagne… parce qu’elle construit la société humaine. Comme tous les pères de famille, je sais… mais quoi faire avec toutes ces convictions ?

Une anthropologue féministe connue, Françoise Héritier, m’a permis de prendre conscience du point de basculement idéologique:

« On continue à avoir envie de se perpétuer: c’est le désir, repris socialement de façon extrêmement forte, de transmettre ce qu’on a reçu. Car, si vous êtes là, c’est parce qu’il y a eu des hommes et des femmes avant vous pour vous amener où vous êtes. Et vous les rendez définitivement au néant si vous coupez cette transmission. »

C’est très fort et très vrai… mais pour Françoise Héritier, le désir de se perpétuer est une construction sociale liée à la domination de l’homme sur la femme et il faudrait s’en débarasser. Le combat féministe « Mon corps, mon droit » en faisant de l’avortement un symbole d’émancipation, a mis la femme au « niveau » de l’homme mais au prix d’un renoncement terrible pour la femme et pour nous tous… La « charge » maternelle dévalorisée, n’équilibre plus la vie sociale, laissant libre court à des mécanismes de séduction, de domination, de chantage, largement exploités par la société de consommation… générant une multitude de difficultés pour les femmes et les familles. Travailler, donner un toit, nourrir, protéger, transmettre… sont des charges partagées, mais qu’en est-il de la charge de la maternité ? L’égalité du point de vue féministe est-elle vraiment équitable ? Tiraillées entre la famille et le lien de subordination d’un contrat de travail, les femmes peuvent aujourd’hui se passer d’un homme, mais à quel prix ?

Je penses que nous les hommes avons une grande responsabilité. Nous devons travailler notre regard sur la femme.

Lorsque la vie arrive à traverser les mailles de la contraception (158 000 fois/an en France), l’absence de projet ne l’efface pas. L’enfant désiré ou non est bien là. Il est autre. L’idéologie met cette vie «hors champ» en parlant d’absence de « désir d’enfant » ou de « projet parental » mais la femme enceinte, au plus profond d’elle même et par tout son être,  ressent cette autre vie qui commence à exister en elle… Les détresses, les pressions extérieures, la résignation et de grandes souffrances ne sont pas pris en considération. L’impossibilité d’accueillir la vie n’est jamais choisie…

Le réel nous apprend que la personne humaine est fragile, incapable de survivre sans les autres, particulièrement au début et à la fin… Nous sommes des vivants, limités, mortels, animés du désir de perpétrer la vie. Il y a en chacun de nous un appel à l’immortalité stimulé par la conscience de nos limites.  Une conscience que la vie qui nous a précédé, continue après nous et que nous en sommes solidairement résponsables. On voudrait maitriser, mais la vie attachée fermement au temps, nous échappe. Elle est un perpétuel inattendu à accueillir des autres et à redonner, dans une suite de moments favorables que l’on prépare et pour lesquels on se prépare. Cela rend l’attente possible, supportable, désirable.

Le déni de l’autre fait disparaître le sens de la vie, mais aussi le désir, le plaisir, la joie, l’espérance… et laisse à la place un grand vide qui fait mal, la solitude et un silence…

Pour moi qui suis homme, protéger l’enfant dans le sein de sa mère, être un compagnon fidèle, souffrir et lutter pour lui, pour elle, m’effacer un jour en passant le relai, c’est du désir, du plaisir et de la joie partagés… c’est ma vie!


7. Comment en est-on arrivé la ?

Les causes qui poussent une femme à avorter sont en général extérieures, liées à la situation économique, à la solitude, à la pression de l’entourage ou à la poursuite des études. Une femme est la plupart du temps dans une situation d’extrême vulnérabilité lorsqu’elle se pose la question d’avorter. Pour cette raison Simone Veil dans sa loi de dépénalisation de l’avortement avait conservé le délit de provocation à l’avortement.

Aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme.(…) Actuellement, celles qui se trouvent dans cette situation de détresse, qui s’en occupe ? (…) Je sais qu’il en existe et je me garderai de généraliser. Je n’ignore pas l’action de ceux qui, profondément conscients de leurs responsabilités, font tout ce qui est à leur portée pour permettre à ces femmes d’assumer leur maternité. Nous aiderons leur entreprise ; nous ferons appel à eux pour nous aider à assurer les consultations sociales prévues par la loi. » Simone Veil – Discours à l’Assemblée nationale le 26 novembre 1974.

Au cours du quinquennat de François Hollande, l’Association Alliance Vita dénombre pas moins de 14 mesures visant à banaliser l’avortement: abandon du critère de «détresse» pour recourir à l’IVG, suppression du délai de réflexion d’une semaine, remboursement à 100% par la sécurité sociale de l’acte d’IVG et des actes médicaux avant et après, évaluation des établissements de santé selon des quotas d’IVG, hausse de 50% du tarif de l’IVG payé aux établissements de santé, ajout de l’IVG médicamenteuse aux activités des sages-femmes, vote symbolique d’un « droit fondamental » à l’avortement, obligation imposée à « tout professionnel de santé » d’informer sur les méthodes abortives, lancement d’un site gouvernemental « d’information officielle » partisan, ouverture d’une ligne téléphonique « officielle » cautionnant les filières d’avortement à l’étranger, 1ère puis 2ème extension du délit d’entrave à l’IVG…

Ainsi l’avortement est devenu en France un «droit». La loi ne protège plus, elle interdit d’entraver (d’aider). Et le droit de ne pas avorter ? Il n’est plus possible d’utiliser les compétences d’un médecin, d’un magistrat pour venir au secours d’une femme en difficulté. Dans cette « culture » qui fait de la mort un droit, la vie n’est effectivement plus la priorité.

Concernant le droit à la vie, les nations se sont engagées en 1994 à la Conférence du Caire (et elles le sont toujours) à prévenir et éviter l’avortement par tout moyen, en diminuant les contraintes et les pressions exercées sur les femmes. Elles voyaient dans la banalisation de l’avortement, une atteinte grave à la dignité de la femme et aux droits de l’enfant ainsi que le risque de trier la vie humaine en fonction du positionnement social ou du sexe.

En Chine aujourd’hui, 40 millions d’hommes ne trouvent pas de femme…


8. Le synopsis

En cours et non définitif…

L’image de l’échographie bouge.. Hors champ, on entend la conversation entre le soignant et la femme… L’IVG est déjà programmée et il faut rassurer… Ça semble normal. Le film démarre dans la vraie vie. La suite nous est racontée par la femme…

Le ton est donné. La parole est libre, directe. Pas de recherche émotive mais le désir de comprendre une histoire qui continue malgré l’IVG et qui dévoile une souffrance, bien des années après.

L’écoute et la compréhension de cette souffrance est la première étape. Expliquée par un médecin et un psychiatre. Il semble qu’un deuil soit nécessaire et que ce deuil ne soit pas possible tant que le déni d’une vie persiste.

Une autre histoire… Celle d’une IVG, mais qui n’avait pas été choisie. Le jeune couple raconte la pression de l’entourage et leur cheminement pour se reconstruire. Ils rendent visite à un couple d’amis qui les accompagne. Ils aimeraient avoir des enfants.

Le chemin de la reconstruction est long,  libre du regard des proches pour le moment…

La femme du début explique comment elle s’était installée dans le refus de la réalité pendant de longues années, pour ne plus souffrir et pourquoi il fallait qu’elle en sorte… Avec son psychiatre, elle relit cette période difficile de l’acceptation.

Le film garde un ton neutre. Pas de surenchère « filmique » mais des séquences de vie quotidienne, le temps qui passe, la vie normale, la solitude assumée et… l’événement apparemment anodin qui réveille la blessure. La mémoire n’a pas oublié. La reconstruction est-elle possible ?

Nous sommes derrière l’écran d’un ordinateur. Une conversation par Email progresse avec une personne du service « SOS bébé ». Nous découvrons le travail d’écoute, en équipe et l’expérience acquise au fil des années.

Travailler avec le temps rend la guérison possible mais ici tout est fait pour éclairer le choix avant et prévenir autant que possible l’avortement.

Une jeune maman étudiante explique comment l’écoute a sauvé la vie de son bébé. Nous découvrons son quotidien dans un foyer d’accueil où elle côtoie d’autres mères avec leurs enfants. Ses études ont été impactées mais elle ne regrette pas ce que l’inattendu a provoqué dans sa vie.

Elle voulait garder son bébé mais ne s’en sentait pas capable… Un médecin explique cette période très instable du début de la grossesse et l’impact que peuvent avoir les circonstances et l’entourage si on ne prend pas en compte cette vulnérabilité.

Mais quand l’enfant n’est pas désiré et que le choix est fait, quoi faire ?

Une jeune animatrice de radio en banlieue parisienne raconte le drame des mineures de son quartier. L’IVG banalisé ne pose pas problème. Il fait pourtant des ravages. Suicides, alcool, drogue. Elle accueille au micro une éducatrice pour essayer de sensibiliser son public. C’est d’autant plus difficile d’aborder franchement le sujet, que le harcèlement des lobbies est continuel. Le gros du travail se fait dans l’ombre au quotidien de la vie du quartier…

La suite du synopsis est Réservée aux « Cocréateurs »…

La fin du film: Les mêmes images qu’au début du film mais cette foi-ci la conversation hors champ est joyeuse au fur et à mesure que se découvre le petit d’homme. On reconnaît la voix du jeune couple, enfin libre du passé, pour accueillir l’inattendu que la vie leur offre à nouveau.


9. Quoi faire pour que ce projet aboutisse ?

Réaliser un film documentaire demande du temps (6 mois à 1 an) et des moyens (salaires de l’équipe, droits images, musique, matériel, voyages, déplacements, frais divers…) Le budget se situe autour de 100 000 euros qui incluent l’apport d’une chaine TV et de l’entreprise Arc-en-Ciel productions, en numéraire et en « industrie » (mise à disposition de matériel de tournage et de montage).

Le besoin en financement est évalué à 60 000 euros.

Les partenaires (en cours): KTO, Alliance Vita… Il nous manquera environ l’équivalent de 250 abonnements « Cocréateurs ».

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Par avance un grand merci !

 

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François
François

Projet superbe ! Mais explosif, tu auras beaucoup de mal à le faire passer avec l’omerta qui règne actuellement, mais tu as totalement raison et je pense que tu auras le soutien de beaucoup de gens. Je t’approuve totalement. Tu cites Simone Veil, tu as raison car on oublie vite que l’esprit de la loi a été perverti. Il me semble d’ailleurs avoir lu qu’à la fin de sa vie, Simone Veil s’en désolait.

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