L’opération Cobra, nom de code de l’offensive américaine qui a permis la percée des lignes allemandes en juillet 1944, ne s’était pas racontée à cause du traumatisme qu’elle a laissé dans les esprits.

Elle a lieu sur le Canton de Marigny à l’ouest de Saint-Lô et débute par un «bombardement en tapis», le plus important de la Seconde Guerre Mondiale. La population civile fuyant avec chevaux vaches et enfants est vite rattrapée par les combats les plus violents de la Bataille de Normandie.

70 ans après, les survivants nous embarquent dans une chronique inouïe.

« Cobra la percée », Un film de 80 minutes de Bernard Simon

18 commentaires

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  • Mon mari et moi avons beaucoup apprécié votre documentaire, avec les vues aériennes notamment (bravo pour avoir réussi à les obtenir !!!) et surtout, les témoignages de nos “anciens”
    Pour ma part, j’ai aimé le témoignage de cette dame qui vit encore dans sa fermette : “on est revenu… non on est resté à la terre, car on n’avait pas le choix, mais on a appris à l’aimer, cette terre”.
    Cette phrases paraît si simple, je l’ai trouvée intelligente et sage.
    J’ai été aussi sensible à tous ces témoignages d’enfants et d’adolescents, maintenant très âgés.
    Et au sacrifice de ce territoire pour l’avancée des Alliés. Je conserve ce documentaire pour nos enfants.

  •  
    Félicitation pour la réalisation du DVD !!! Nous l’avons visionné hier soir, nous avons aimé les transitions contrastées entre les images de guerre et la nature normande paisible et d’un vert-chatoyant…. Nous étions impressionnés par ton âme de chercheur et ton art de susciter l’intérêt chez les personnes interviewées….Un grand bravo pour l’histoire familiale qui est intégrée et qui constitue une archive précieuse pour les prochaines générations !!
    Franck est motivé pour le revisionner… A quand un prochain sujet aussi captivant ??

    • Merci Monsieur Darthenay ! alors je me permet avec votre permission de partager ici votre témoignage pour que tous en profitent :

      « Que j’ai été content de lire votre présentation de “Cobra” dans le Ouest-France de la mi-janvier à l’occasion de la sortie de votre DVD… que j’ai commandé aussitôt… et reçu aussitôt ! Merci. Je l’ai vu deux fois. Des témoins typés et sincères. J’ai reconnu Mme Lecerf 102 ans, amie et collègue de ma mère, Jeanne Ropiquet… DVD transmis aussitôt à mon fils.
      Oui content de lire votre point de vue qui est aussi le miens : COBRA est le moment capital du “Débarquement”, le vrai “6 juin” pour nous ! J’ai toujours été étonné (agacé) du peu de place accordé à cette phase au Mémorial de Caen et dans les ouvrages en général.

      Non pas que le 6 juin soit secondaire mais… J’avais 5 ans et dans cette nuit du 5 au 6 juin mon père nous avait fait lever et nous regardions passer dans le ciel de Vaudrimesnil ces C47 tractant des planeurs d’ouest en est ! J’ai compris plus tard que ces avions arrivaient nord-sud d’Angleterre au large de notre côte ouest du département puis piquaient ouest-est vers Ste Marie-du-Mont – Carentan après qu’un sous-marin anglais ait allumé un gros spot au large de Jersey : leur rond-point, leur giratoire en quelque sorte.
      Mon père dit : « Nous avons longtemps regardé… y-a-pas de doute, C’est le débarquement » et comme cela passait toujours, « nous sommes allés nous recoucher ». Je les revois bien ces avions, pas haut du tout et certains silencieux (les planeurs tractés).

      Plus tard, en juillet, la division Das Reich arrive… elle emprunte la petite route Vaudrimesnil-Périers (évitant la Nationale) mais un char s’embourbe, la colonne est bloquée, les hommes du coin réquisitionnés avec fagots, outils… Et cet officier, descendant de son char, magnifique sanglé dans son uniforme noir (et sa tête de mort sur la casquette) et disant à mon père dans la cour d’école : « Monsieur, ne vous réjouissez pas trop vite : nous allons rejeter vos Amis à la mer et nous quitterons d’ici quand vous mangerez de l’herbe !… » (paroles exactes bien inscrites dans ma mémoire) Mon père m’a dit : « Je n’ai pas bronché ». On le comprend !…

      COBRA
      J’ai assisté au théâtre municipal de St Lô à la conférence donnée par un général français dans les années 80. Il nous avait dit que aux USA, même en temps de guerre, c’est le Congrès qui commande. Et devant l’hécatombe de la bataille des haies, le Congrès envisageait un ré-embarquement !…
      C’est là qu’Eisenhower décida le “Carpet bombing”, le tapis de bombe…
      … d’autant plus que des Résistants du sud-Manche (Mr Debon) avaient franchi le front du… disons 15 juillet pour assurer les Américain, impressionnés par la résistance allemande, qu’au delà du Front, il n’y avait RIEN !…
      C’est au cours de ce « Carpet bombing » que fut tué le général Mac Nair. On dit que sa mort fut tue pendant 1 mois car il était sensé être à la tête des forces qui devaient débarquer dans le Pas-de-Calais (le fameux plan Fortitude… qui serait apparu alors « bidon » aux yeux des Allemands (ce qu’il était !)
      Et puis… prenons bien conscience que la Normandie a été libérée par en dessous ! par une remontée sud-nord !
      Bravo COBRA.

      Voilà, avec mes remerciements, acceptez ce témoignage, marque de ma sympathie. »

      Jean-Pierre Dartenay

  • Votre film est une réussite.
    J’ai pu le regarder avec mes enfants il y a une semaine seulement. Nous avons beaucoup aimé.
    Les témoignages sont pertinents et émouvants ; le montage est une réussite. Cela a dû vous imposer un énorme travail. Vous avez bien fait d’accorder une grande importance aux paysages de notre bocage ainsi qu’à l’état de nos villes et villages avant leur destruction partielle ou totale. Nous avons retrouvé l’église de notre village ainsi que celle du Mesnil-Eury au cœur de la bataille. Merci pour le témoignage de Madame Ropiquet. Très émouvant.
    Bravo.

  • Merci Bernard pour la réalisation de ton film documentaire OPERATION COBRA où tu as fait preuve de ténacité. On a pu y découvrir des moments historiques fouillés et ignorés de début juin à la fin juillet 1944 .

    C’est un film très riche, on ne peut pas s’imaginer à l’époque actuelle toute cette période qui a marqué le véritable départ de la libération de la France. Tu as su saisir des témoignages émouvants et rechercher les archives la plupart jamais vues…
    La violence fut telle, avec notre réserve nous n’avons pas su en parler suffisamment à nos enfants et petits enfants de cette guerre en Normandie .

    La famille Le Duc a été sensible de l’attention que tu as apporté dans les témoignages fidèles concernant notre père André Le Duc résistant.

    Bravo à ton fils pour la création musicale. Elle accompagne fort bien ta réalisation.

    Nous souhaitons que tu aies en retour beaucoup de satisfaction et bonne continuation pour les autres films que tu souhaites entreprendre.

    Jacques, Jeanne Lauté

    • Merci Jeanne et Jacques pour votre message qui me va droit au coeur. J’ai énormément apprécié l’accueil simple et vrai de votre famille, votre ténacité à vous aussi et votre fidélité et cela a été pour moi un grand encouragement, sans oublier toutes ses personnes et ces histoires que vous m’avez permis de découvrir.

      Amitiés

      Bernard

  • N’ayant pas pu voir l’émission lundi soir, je suis devant ma télé sur France 3 basse Normandie depuis 8h45 mais ce n’est pas votre film qui est diffusé. Je suis déçue car j’espérais le voir (je suis la petite fille d’Élisabeth Letribot interviewée dans votre documentaire). J’avais pu voir des extraits c’est passionnant, beau et gros travail de recherche. J’espère que ce sera rediffusé… Merci à vous.
    Bien cordialement,

    • Merci pour votre message, la deuxième diffusion sur France 3 n’a pas eu lieu à cause d’une grève du personnel, je vous laisse regarder le film dans sa version 80 mn, sur cette page, ce WE (10 et 11 juin) entre samedi matin 9h et lundi matin 9h.
      Je garde un souvenir ému de votre Grand-Mère Elisabeth Letribot. Son témoignage a eu un fort écho en Alsace auprès des anciens « Malgrès-nous », enfants et petits-enfants.

  • Merci Monsieur Simon pour votre film.
    J’ai pu revoir avec une grande émotion ma Maman décédée au mois de janvier.
    Je suis aussi trés attaché à notre belle région, à notre terre.
    Vous nous avez transmis de belles images de cette terrible bataille de cobra.
    J’espère qu’un maximum d’adolescents auront l’occasion de voir ce film afin de comprendre la difficile période vécue par nos parents.

    • Merci Monsieur Letribot.
      Votre maman m’avait tellement gentiment accueilli et c’était tellement formidable de retrouver la trace des deux jeunes alsaciens dont elle se rappelait le nom, 70 ans après.
      A chaque fois que je présente le film devant des classes, les ados sont scotchés…

  • Merci Bernard pour ce beau film !
    J’ai profité de déjeuner seule pour regarder et j’ai bcp aimé tous ces souvenirs que je ne connais pas !
    Je ne suis pas de la région et mes parents ne nous ont pas dit grand chose, pour ne pas dire rien de « leur » guerre ! Papa avait 24 ans en 39 !
    J’ai lu aussi un livre de Therese Macé qui raconte ses souvenirs en Normandie , c’est très touchant
    J’ai bien sûr lu bcp de livres sur la 2nde guerre mondiale mais là, on se sent encore plus proche de tous ces gens .
    Quelle chance de ne pas connaître la guerre mais pour combien de temps encore ?

    • Merci à vous !
      Les anciens nous quittent sans bruit… ils ont vécu tellement de bouleversement mais aussi relevés tellement de défis, c’est impressionnant quand on y regarde de près. On leur doit beaucoup. Nos « chantiers » à nous sont moins évidents… surement parce que nous n’avons pas encore le recul des années mais la question est toujours la même : quelles perspectives pour nos enfants ? Comprendre l’énergie de ceux qui nous ont précédé nous donne la force de construire la suite.

  • Je me joins aux commentaires de ma soeur et de mon père pour vous témoigner mon respect pour la qualité du reportage que vous avez réalisé. Ce film est captivant car il allie des images d’époque de qualité avec des témoignages émus et saisissants.
    J’y retrouve avec émotion ma grand mère aimée Elisabeth qui a été tellement émue d’avoir des nouvelles de M. Zimmerman et M. Oberlé, comme une pièce retrouvée d’un puzzle qui lui manquait dans sa vie. Etaient-ils rentrés vivants en Alsace? Avaient ils eu une famille?
    Elle nous en parlait souvent.
    Mes grands parents et leur parents auraient pu être fusillés pour avoir aidé ces alsaciens déserteurs enrôlés de force par les allemands à fuir et se nourrir mais ce geste est tout à leur honneur.
    Mon grand père Emile peut également être fier, lui qui aimait tellement sa commune Hébécrevon dont il fût maire pendant 35 ans.
    Je montrerai votre film à mes enfants dans quelques années, comme un flambeau à transmettre.
    Un grand MERCI.
    Dimitri Letribot.

  • Bravo pour ce reportage souvenir. Même si je suis né 8 ans après la libération, j’éprouve de la renaissance pour ceux qui se sont battus pour libérer notre nation et l’Europe…Je me réjouis déjà pour d’autres films ou reportages

Panier

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