LE PAIN DES TROPIQUES

48000,00 récolté sur un objectif de 45000,00

Dix mois après le séisme de janvier 2010, les populations paysannes d’Haïti menacées par le choléra et le cyclone Tomas n’attendent ni l’État ni la Communauté internationale pour résoudre les problèmes liés à la faim. Ce film va à leur rencontre pour essayer de comprendre ce « pays en dehors » qui reste debout envers et contre tout. Au fil des étapes de la fabrication de la cassave, une galette populaire issue de la transformation du manioc, nous découvrons la lutte quotidienne des paysans haïtiens pour l’indépendance alimentaire et contre les pires ennemis de la « Perle des Antilles » : le déboisement, l’érosion et l’appauvrissement des sols.

Un film de 60 minutes de Bernard Simon – Coproduction Arc-en-ciel productions / France Télévisions / Ouest-France Solidarité

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Description

12 avis pour LE PAIN DES TROPIQUES

  1. Bravo pour un film enfin positif sur Haïti. Il nous décrit la lutte pour cette indépendance alimentaire si précieuse et une des principales solutions pour remettre debout ce pays que nous aimons tant. La vision de ce film correspond tout à fait avec nos démarches depuis plusieurs années avec nos collaborateurs Haïtiens. Diffusons-le partout pour enlever cette image d’assistanat qui colle à la peau de ce pays , mais qui hélas il ne faut pas s’en cacher existe encore beaucoup. Mais espérons que ce genre d’action d’indépendance s’amplifiera. Ce sont les paysans qui vont sauver Haïti. Le PIB a augmenté cette année, grâce à qui ??.

  2. Concernant Madagascar, l’attente principale est d’arriver à sortir d’une agriculture traditionnelle destructive et ne parvenant plus à alimenter la population. L’objectif est donc de trouver des alternatives qui puissent être intégrées aux méthodes de cultures traditionnelles de manière à améliorer le rendement mais aussi en diversifiant les cultures (problèmes de malnutritions encore très fréquents à Madagascar).
    Autres anecdotes concernant votre documentaire, une coopérative malgache produisant de la farine de manioc a organisé une projection auprès de ses membres. Suite à quoi, ils ont souhaité rentrer en contact directement avec la coopérative haïtienne afin de pouvoir échanger sur les savoir-faire et les expériences. Ils ont pris contact avec le CFSI dans ce but.

    • Merci pour votre témoignage ! La réussite est contagieuse… Vous pouvez prendre contact aussi avec le Gadru http://www.gadruhaiti.org qui est la structure haïtienne qui a accueilli et accompagné le tournage de ce film. J’ai découvert avec eux qu’il fallait voir le positif d’abord (ce qu’on a et qui on est) et construire dessus pour atteindre nos objectifs.
      On a tendance à voir toujours ce qui ne va pas mais vous ne pouvez rien construire dessus.

  3. Le collectif de Poligny a sélectionné le documentaire « le Pain des tropiques » pour la soirée du 18 octobre 2014 organisée au Cinéma local, Cinécomté dans le cadre de la campagne Alimenterre et de la semaine de la solidarité internationale.
    Ce qui a d’abord motivé le choix du collectif dont certains membres ont visionné le film au préalable, c’est le fait qu’il ne tombe pas dans le travers pessimiste et défaitiste de certains autres documentaires mais propose des solutions aux problèmes qu’il soulève.
    Nous avions sollicité deux intervenants, l’un journaliste qui a effectué deux séjours en Haïti, l’autre président d’une Association de Solidarité Internationale. Deux autres personnes du public qui ont effectué des séjours ont contribué aux débats.
    Le public a globalement été satisfait de ce visionnement, les réactions ont été positives et les débats qui ont suivi se sont prolongés tard. Les thèmes abordés ont été la situation d’un pays émergent, les problèmes d’ordre écologique, notamment la déforestation, les rapports Nord Sud et la question de l’autosuffisance alimentaire, le rôle à préciser des ASI sur place et les limites de leurs interventions. Les deux personnes sollicitées ont pu apporter leur témoignage et leur point de vue. Plusieurs spectateurs eux-mêmes membres d’ASI locales ou nationales (CCFD, ATD, Amitiés Madagascar …) ont pu apporter les leurs. Des parallèles ont été faits avec d’autres pays comme Madagascar qui ont une problématique analogue.
    Ce qui s’est dégagé des interventions est la nécessité d’amener les populations à assurer eux-mêmes leur alimentation, en faisant évoluer pas à pas les techniques et les mentalités, ce qu’illustre bien le film. L’agroforesterie, la le partage et l' »essaimage » des savoirs, l’autosuffisance alimentaire puis le développement d’activités génératrices de revenus semblant être des solutions réalistes.

  4. Félicitation pour votre film !
    85 personnes dont 29 étudiants et lycéens sont venus à la projection du film organisée par le Collectif Pessac SSI à l’auditorium de la médiathèque Jacques Ellul. Le public était très intéréssé par la culture du manioc et a posé beaucoup de questions et nos deux intervenants ont répondu avec précision, surtout Roberto qui a expliqué à la fin du débat l’agriculture à Cuba.
    Quelques phrases :
    « Richesse de la terre » ; « les paysans haïtiens sont les acteurs de leur propre développement » ; « entreprendre, ne pas être assisté, c’est leur force » ; « progrès extraordinaire » ; « ce documentaire nous fait voyager tout en nous instruisant sur la volonté des paysans haïtiens de s’en sortir par eux-même » ; « pas d’autosatisfaction en Haïti, le chemin est long pour que les problèmes d’auto-suffisance alimentaire soient réglés »
    Roberto qui nous a intérrogé sur notre système éducatif « A Cuba les lycéens doivent participer aux tâches agricoles. »
    Bonne continuation à vous !

    • Merci ! C’est vrai que les mouvements paysans haïtiens n’attendent rien de l’extérieur et qu’ils s’organisent entre eux pour palier aux déficiences de l’Etat en matière d’accompagnement. Quelque part les difficultés qu’ils ont à surmonter leur donnent une longueur d’avance sur les question agro-écologiques. Cela se fait aussi dans un échange d’expérience avec d’autres pays d’Amérique Latine donc ils ne sont pas sans contact avec l’extérieur. J’ai été blufé récemment car ils se sont débrouillés pour financer le doublage du film en espagnol pour pouvoir partager leur expérience.

  5. Le film a permis a beaucoup de gens de prendre conscience de ce qui se passe avec les accords internationaux, comment des populations arrivent a evoluer par elles-memes, en fait le film a ete le point de depart de pas mal de questionnements, de reflexions …. Votre film « le pain des tropiques » fait partie de la liste de ceux qui aujourd’hui permettent de prendre conscience que l’alimentation est L’Enjeu le plus important, que les choix culturaux et economiques pris aujourd’hui seront ce qui fera l’avenir de l’Etre humain.

    Pour ma part je me rejouis de ces fabuleux outils que vous, les realisateurs, nous donnez pour animer des conferences. Je suis militante depuis plusieurs annees sur les choix agricoles, sur la defense de la semence paysanne (Faucheuse volontaire depuis 2004), et les initiatives comme le festival Alimenterre sont des bons moyens de parler de ces problematiques avec des personnes qui ne se posent pas forcement ces questions .

    Merci
    Agnes

    • Merci Agnes !
      Oui, la capacité de se nourrir est profondément liée à la dignité de chacun et c’est aussi un bien que nous avons en commun, qui nous précède et que nous avons a transmettre et qu’il ne faut surtout pas lâcher. Ne nous laissons pas voler la capacité de nourrir nos enfants !

      Merci pour votre engagement qui redonne confiance et espoir. La terre et l’homme sont fait pour s’entendre et peuvent déployer un potentiel insoupçonné.

  6. J’ai apprécié votre film et pu constater qu’il attirait beaucoup : beaucoup de questions ont été posées lors de l’action en Biocoop.
    J’ai présenté votre film sous forme de jeu « gustatif » : fruits, légumes et farines étaient présentés et les participants devaient remettre un nom dessus, y compris sur de … l’argile !
    Fignolé Dorciné qui m’accompagnait répondait aux questions et cela avait d’autant plus de poids qu’il est Haïtien.
    Merci encore de votre travail.
    Mireille Demelin

  7. Nous avons animé, une séance Alimenterre au cinéma le Rio à Clermont-Ferrand autour de votre film.
    Deux intervenants étaient présents. Myriam Sylla, présidente d’Anis étoilé et Eric Michels, formateur en Agro Ecologie à la Maison des Paysans à Lempdes.

    Il y a eu plusieurs échanges autour de la Cassava et l’intérêt sur le plan de l’équilibre alimentaire. Ce qui ressortait c’est que c’était intéressant puisque produit localement mais que c’était avant tout une ressource glucidique, avec peu d’apport protéique et lipidique.

    Des discussions ont eu lieu autour de l’énergie et de la production de charbon de bois, qui contribue à amplifier les problèmes de déforestation. Des questions ont été posées sur les alternatives en matière de petites filières d’agro-carburant. L’idée n’était non pas de dire que les agro carburants devaient être prouits à grande échelle, mais que localement des petites filières permettent peut être de produire des huiles permettant d’avoir un accès à une carburant local.

    Une personne de l’assemblée a souligné l’importance du développement par le groupe.
    Cette notion de travail collectif a ensuite été reprise par Myriam Sylla qui a évoqué le « combit » qui serait systématique en Haïti.

    Plusieurs personnes sont intervenues sur l’organisation du pays faisant remarquer l’absence notable de l’Etat et la présence forte des actions associatives, communautaires, de la présence forte de l’Eglise.
    Concernant les mouvements agro-écologiques qui sont présentés dans le film. Une question a été posée pour savoir si c’était généralisé ou plutôt anectotique.
    Il semble d’après les chiffres qu’on avait que ca ne concernerait qu’une minorité d’agriculteurs. De l’orde de la dizaine de milliers dans un pays de 10 millions d’habitants. Néanmoins, il faut cependant considérer cela comme une graine qui va germer et peut être tracer une voie crédible.

    Enfin quelques déclarations fortes comme :

    « Il faut attendre d’être le nez dans la merde pour réagir.
    Ce que nous avons vu dans ce film, c’est ce qui peut nous arriver.
    Chez nous aussi il y a de l’érosion »

    « Ici aussi, les paysans attendent pour voir avant d’agir »

    Le débat fut riche, alimenté par ce magnifique film.
    Bravo.
    Jérôme Vandame

    • Merci pour votre témoignage ! Vous abordez des points importants et j’en profite 😉

      Oui la cassave est un aliment qui a besoin d’être accompagné, comme le pain. En Haïti les enfant aiment tartiner la cassave avec du beurre d’arachide ou écrasent un avocat. C’est délicieux !

      Concernant la production de charbon, il y a cette notion de « cultiver » les arbres qui est mise en avant par les paysans haïtiens car c’est impossible de se passer du charbon dans la vie quotidienne paysanne. Si tu plante et tu récolte tes arbres (l’acacia en particulier qui pousse très vite), il n’y a plus de problèmes de déforestation. Les arbres qui sont sciés par les scieurs de long dans le film, sont des arbres « cultivés ».

      Lorsque le film a été tourné, le mouvement agro-écologique comptait 15 000 familles paysannes, ça fait du monde et pas mal de collines reverdies. C’est une réussite exponentielle car les résultats sont évidents, visibles et reproductibles. La principale difficultés consiste à protéger ces résultats naissants, des cyclones et très fortes pluies qui sont fréquents en Haïti et érodent aussi le moral des paysans. L’agro écologie est à l’épreuve du feu en Haïti mais ça marche.

      Un autre aspect qui est incontournable pour les familles paysannes c’est de pouvoir posséder la terre qui les nourrit. Car sans cela rien n’est possible sur le long terme. Protéger la terre, la nourrir, planter des arbres ne peut pas se faire si le paysan n’est pas complètement engagé avec sa terre, s’il ne peut pas transmettre à ces enfants le travail de toute une vie. Les mouvements paysans sont incontournables pour accompagner et protéger l’accès à la propriété dans un pays ou l’Etat est fragile.

      Concernant la fragilité de l’Etat : les ONG très présentes en Haïti ont plus de « pouvoir » que l’Etat qui a très peu de ressources pour travailler. Les gens s’organisent pour l’école, la santé… les association et communautés cherchent à agir en cohésion mais ils ne peuvent pas tout. Se déplacer à l’intérieur du pays par exemple est tout un problème. L’aide extérieure complique souvent les choses aussi. Après le séisme il était frappant de constater que l’aide internationale fonctionnait en cercle fermé profitant surtout aux « donateurs » (salaires, commandes…) et n’a rien reconstruit. L’alibi est toujours le même : l’incapacité des bénéficiaires… l’Etat haïtien était exclus d’emblée des processus de décision. Cette question est traitée par un très beau documentaire « Assistance mortelle » du réalisateur haïtien Raoul Peck.

  8. Nous avons organisé une projection en présence de Fignolé Dorcine le 23 novembre à Montpellier.
    Ce fut l’occasion de vivre un moment convivial de rencontres et d’échanges autour de votre film.
    Parmi la quinzaine de spectateurs, des étudiants haïtiens à Montpellier, un agronome, et quelques personnes du milieu de l’agroécologie localement.
    Les échanges ont beaucoup tourné autour de la question politique dans le pays et de la prise en compte du peuple dans les choix et décisions prises.
    Félicitations pour ce film qui nous montre toute la beauté et les richesse de l’île ainsi que les initiatives locales portés par des haïtiens en faveur du développement du pays.
    C’est pour diffuser ce type de film que le festival Alimenterre existe !
    Bonne continuation
    Benjamin pour l’équipe de Terre Nourricière

  9. Au sein de la Maison du Département de l’Isle sur sorgue pendant 15 jours j’ai diffusé le film Le pain des tropic a plus de 90 élèves de CE2 à la terminale en leur founissant un questionnaire préalable pour générer un débat à l’issue de la projection.
    Les professeurs ont été très intéressés .

  10. Magnifique film qui redonne l’espoir pour inverser le désastre de l’érosion et en même temps produire et se nourrir à partir de l’agriculture. La principale leçon est que c’est l’éducation et la prise de conscience qui sont les moyens les plus efficaces pour y arriver.

  11. Nous ( = le collectif SI 47 ) nous sommes donc appuyés sur Le Pain des Tropiques pour des animations dans 3 lycées du Lot-et-Garonne pendant la SSI 2013.
    Merci de l’avoir mis à notre disposition dans un effort commun vers plus de solidarité.
    Nous avons sélectionné le Pain des tropiques pour plusieurs raisons. Tout d’abord parmi les 72 pays où intervient le Secours Catholique Caritas France,  nous avons ici en Périgord Agenais choisi de soutenir plus particulièrement Haïti et donc nous avions un certain background sur le pays. Aussi votre film est un bon support dans le cadre AlimenTerre vu les sujets abordés. Et puis nous avons trouvé les images très belles.
    Voici quelques résultats des débats avec les lycéens :
    – l’aide internationale financière mal gérée est un frein à l’autonomie et l’évolution des peuples.
    – le monde paysan trouve des solutions s’il prend conscience de ses erreurs (agro-écologie)
    il est nécessaire de se regrouper, mais en petites structures, pour obtenir des résultats à l’échelle humaine.

    Encore merci.

  12. Bravo, « si on a l’être humain, on a tout »,
    « Pas plus que l’essentiel, pas moins que l’universel » Marguerite Hoppenot.
    C’est rare de savoir s’effacer pour mettre en valeur les autres, encore bravo
    Martine Dohet

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Bernard SIMON

Réalisateur de films documentaires

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