Filmdoc et Bernard Simon

Filmdoc.fr est en quelque sorte la “Fabrique de films documentaires” de Bernard Simon, réalisateur, chef opérateur, monteur sur près d’une centaines de films pour la télévision et l’entreprise.

– Pourquoi Filmdoc ?

Bernard Simon : Pour moi réaliser un film est à chaque fois une nouvelle aventure qui nait d’un évènement, d’une rencontre, d’une évidence ou d’une attente forte de mon public. C’est pour lui que je m’engage, c’est avec lui et c’est grâce à lui. Je le rencontre dans la vraie vie et sur Filmdoc.fr

Filmdoc est un moyen de partager largement des expériences ou des histoires qui changent la vie. Un regard humain sur la vie, réhumanise… Rien que ça, c’est énorme! Un film documentaire peut apporter de la compréhension, redonner du goût à la vie, pacifier…

Aujourd’hui, on communique beaucoup, mais très peu sur l’essentiel en dehors des discours de propagande. Avec le témoignage des gens dans la vraie vie, en allant à la rencontre du réel, ce n’est plus les belles idées qui comptent mais agir avec d’autres positivement sans dévier les vrais problèmes.

C’est aussi le moyen de découvrir des gens formidables qui deviennent des amis, de retrouver ses amis… ses proches. Un film documentaire rapproche les gens.

– Parlez-nous de votre expérience.

– Cela fait 25 ans que je réalise des films. J’ai débuté ma formation cinématographique à l’ESRA complétée par de la communication, de la sociologie et de la philosophie à l’université catholique de Paris puis à Lyon. Mes premiers films documentaires ont été pour des ONG à cause de mon expérience de jeune volontaire (VSN) sur une ferme-école dans la région de Bouaké en Côte d’Ivoire.

Puis j’ai travaillé pendant quatre années pour un producteur aux Pays-Bas en réalisant des documentaires tournées dans différents pays d’Afrique francophone, pour une émission internationale qui touchait des dizaines de millions de personnes. A cette époque j’ai créé ma première entreprise de production de films en Côte d’Ivoire grâce au soutient de Peet Derksen, un milliardaire hollandais très généreux, fondateur du groupe Center Parcs.

– Qu’est-ce que l’Afrique vous a apporté ?

– En Afrique j’ai appris à me débrouiller avec les moyens du bord pour transformer en films des idées et des expériences humaines très diverses, tout en rejoignant les exigences professionnelles des TV internationales. Le numérique n’existait pas encore, une caméra pesait 10 kg, tourner un film était toute une affaire mais c’était un travail d’équipe passionnant. C’est en Afrique que j’ai appris à porter la casquette du “producteur indépendant”.

En 1995 je suis rentré en France dans ma Normandie, avec ma petite famille et j’ai créé Arc-en-ciel productions pour continuer à sillonner le monde au fil des projets. J’ai produit aussi les films de quelques amis réalisateurs en les accompagnant comme cameraman et monteur.

– Qu’est-ce que vos films ont de particulier ?

– Je me suis rendu compte que mes films vivent sur le long terme. Ils mettent parfois du temps à être reconnus peut-être parce que j’aime creuser des sujets qui ne sont pas accrocheurs au premier abord mais qui rejoignent toujours des enjeux humains. Ils finissent pas retrouver le public. Les gens «utilisent» mes films, certains plus de 10 ans après leur réalisation et j’en suis très heureux et surpris.

On me demande régulièrement de venir présenter un documentaire, dans des salles de cinéma, des écoles, des festivals… J’apprécie la conversation avec le public et je crois que mon regard s’est affiné de cette manière.

– Quelles sont vos attentes et la suite pour vos projets ?

– Mon métier a beaucoup évolué au fur et à mesure des avancées technologiques. Sur certains aspects, il s’est simplifié, sur d’autres il est devenu plus compliqué. Les mécanismes de financement en particulier qui sélectionnent et formatent les projets, nous ont éloigné de la réalité diverse du public.

Le développement des formats numériques a permis la diffusion sur internet qui est une chance pour le genre documentaire. Ainsi est né un nouveau modèle économique, le “participatif”, qui invite à écouter d’avantage les préoccupations et les attentes du public. C’est aussi l’occasion pour le réalisateur d’expliquer sa démarche, son métier, ses difficultés et ses joies. C’est passionnant.

 

Les documentaires :

■ OPERATION COBRA 60’ Bataille de Normandie
■ LE PAIN DES TROPIQUES 60’ Haïti
■ PIERRE ET L’EMMANUEL 52’ France, Belgique, Brésil, Italie
■ UN PLAN MARSHALL POUR HAÏTI 30’
■ RETOUR EN ETHIOPIE 60’
■ ZER TE HUN 26’ Ethiopie
■ FRERES DE SANG 60’ Afrique de l’Ouest
■ ZIDOU L’GOUDDAM 64’ Maroc (avec Eric Beauducel)
■ PAROLES D’IVOIRE 52’ Côte d’Ivoire (avec Philippe Duval)
■ LE BATAILLON DES GUITARISTES 70’ Calédonie, Tahiti (réa. Eric Beauducel)
■ L’HOMME DEBOUT 64’ Haïti
■ SORTIR DE L’IMPASSE 66’ Maison d’arrêt et TGI de Lyon (réa. Benoît Sourty)
■ TIRAILLEURS MALGACHES 54’ Madagascar
■ PAQUINOU 52’ Côte d’Ivoire
■ LE FLEUVE NIGER 26’ Mali (réa. Thierry Dubois)
■ LES QUATRE SAISONS 50’ Ruralié (réa. Benoît Sourty)
■ CE JOUR-LA 52’ 6 juin 1944 Normandie
■ HAÏTI COULEUR 52’ (réa. Eric Gandi)
■ OMBIASY 52’ Madagascar (réa. Eric Gandi)
■ UNE JUPPE TROIS CORDES ET UN CHAPEAU 52’ Côte d’Ivoire
■ GEORGES WEAH 26’ Libéria (réa. Massiré Coréa)

Les diffusions :

France Télévision, France Ô, RFO, CFI, TV5, KTO…

Les festivals :

FESTIVAL ALLIMENTERRE, FIPA BIARRITZ, AMIENS, FIFO (prix du documentaire historique), FESPACO,
CALEIDOSCOPE (prix du 26mn), Festival Panafricain de CANNES, LE MEMORIAL DE CAEN, LE MOIS
DU DOCUMENTAIRE, FILMS DE CHERCHEURS CNRS, LA ROCHELLE, IMAGES DE JUSTICE, LA
NORMANDIE ET LE MONDE, VILLEDIEU, IMAGES D’AILLEURS, TRANSMEDITERRANEE, FILM
RESISTANCE, CAMERA DES CHAMPS…